Samedi 25 novembre 2006
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Fini le confort de la chambre de cité U surchauffée ! On revient, le temps d’un week-end, à l’age de pierre, ou comment survivre en forêt canadienne… c’est bien ce qui s’est passé il y a deux jours… prêt pour l’aventure?
Première étape : louer le matériel pour survivant débutant au PEPS, et là, première épreuve: faire rentrer le maxi duvet –40°C dans le mini sac prévu à cet effet. C’est tout un sport, mais quand on veut que ça rentre on fini toujours par y arriver avec une petite suée. Ensuite on nous file une hache, une pelle pliante, une gamelle, une boussole, et un sac à dos de 70l pour porter le tout. Hou ! c’est lourd ! Ca promet…
Secondo : trouver une forêt où se perdre volontairement… oui c’est le but de notre stage. « Ah par là, il y a une forêt mature ! » nous dit Ambroise, notre guide. Ca veut dire que la foret est moins dense et qu’au lieu de t’étouffer dans les sapins, tu as la tête qui dépasse mais tu galères autant à marcher. Bon ben si tu dis que c’est par là on y va. Nathalie prend la tête, fonce droit devant. Quelques embûches plus loin, nous sommes arrivés. C’est décidé, on pose le camps ici. Un lac à proximité, plein de petits sapins qui se feront la joie de devenir notre futur toit… et là, un orignal qui arrive ! Non en fait c’est Ambroise avec son casque orange qui s’amuse…
Tercio : construire de quoi s’abriter la nuit. Après un bref cours de torsion de feuillus pour se faire un toit et de coupage de troncs pour faire une armature, chacun, par groupe de 2 ou 3, s’éparpille à la recherche de la place de rêve pour installer son palace. Je dis palace, parce qu’avec Loïc, nous avions commencé notre hutte qui ressemblait plutôt à un chalet 3 étoiles avec jacuzzi… heureusement contremaître Ambroise rectifia le tir pour que si ça s’écroule on ait une chance de s’en sortir…3 heures plus tard, quelques coups de hache et de scie, un terrassement, et une aide de la tronçonneuse pour se frayer un chemin, à travers la forêt, pour rejoindre les bungal-huttes (bungalow en langage forestier), nous avions fini notre nid douiller pour la nuit et fait le plein de bois de chauffage.
Quatre : se nourrir. Comme le but de notre stage survie n’était pas d’apprendre à chasser, on nous avait préconisé de venir avec un bon morceau de viande rouge avec un nonos pour faire comme si on venait de tuer la bête… Le siège social, construit par Ambroise, pouvait aisément contenir nos 36 fesses autour du feu. Une branche était pliée au dessus pour y accrocher notre chaudron de fortune et faire sécher les chaussettes. Pour faire cuire la viande, c’est à même la braise, surtout pas dans les flammes ! Ca la crame... Certain pense qu’en la jetant dessus, histoire de lui donner un petit côté croustillant carboné, permettrait d’attendrir la viande.. n’est-ce pas Nathalie ??? Faut-il encore savoir viser, du coup elle a gagné quelques vitamines scout, arôme sapin fumé. Bref, on fini par le traditionnel chamallow grillé. Certains se sont quand même permis le luxe de la banane chocolat… on n’avait pas dit survie ?
Cinq : ne pas s’étouffer dans son duvet. Quand vient l’heure de se coucher, tout le monde allume le feu perso de sa hutte à l’aide de papier de bouleau, d’un briquet(indispensable pour survivre sinon tu es dans la merde). Faut aussi faire attention à ne pas brûler les piliers de la hutte que tu as construite avec soin sinon tu es mal. C’est un peu le même principe que de ne pas scier la branche sur laquelle tu es assis… Une fois ton duvet mis dans sa protection et toi dans ton sac à viande, tu te contorsionnes pour rentrer dans ton duvet et te dévêtir parce qu’il fait une chaleur torride très vite dedans. Pis après ça tu dors comme un gros bébé sur son lit moelleux de branches de sapin. C’est pas beau la survie ?
Six : réveil 9h du mat. C’est pour vous dire comme on a bien dormis. Certains ont ronflé, d’autres grelottés. La nuit, on a même entendu des coyotes qui se sont battus pas loin de chez nous… tant qu’ils ne nous bouffent pas, ça me va ! mais si il y a des coyotes, il n’y a pas de loups.. c’est déjà ça. Le dimanche, c’est perdu dans la foret et retrouve ton chemin avec une boussole. Au début tu crois que ça ne sert qu’a trouver le nord, mais en fait, le cadran avec les numéros ne sert pas que de tapisserie.. Ca sert à trouver un angle par rapport au nord et à t’indiquer là où tu vas… pratique non ? Avec Loïc, nous allons azimut 180 pendant ¾ d’heure et puis on dois bifurquer à 140. bref, en 20 minutes nous étions rendus à la voiture !trop fort ! En passant nous sommes rentrés sur le chantier d’un castor. Impressionnant. Il coupe tout les arbres qui passent et fait des barrages !
Sept : après la survie, retour à la civilisation, tout puant, on va troquer notre odeur de survivants fumés contre l’odeur poutine bien grasse… hum !
BILAN : allez survivre en forêt !! c’est géant de construire sa cabane, de manger comme un ogre et de se perdre ! Frisson garantit !
Toutes les photos sont disponibles dans l'album photo survie foret sur la gauche.
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